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Quand la douleur parle : ce que j’explique souvent en cabinet

  • Photo du rédacteur: Papianille Mura
    Papianille Mura
  • 14 janv.
  • 4 min de lecture

Au cabinet, les personnes arrivent rarement en disant simplement :« J’ai mal ici. »

Elles disent plutôt :« Je ne comprends pas pourquoi j’ai encore mal. »« On m’a dit que tout allait bien, mais moi je souffre. »« J’ai l’impression que mon corps me lâche. »

Et très souvent, avant même de parler de zones réflexes ou de protocoles, j’aime commencer par expliquer une chose essentielle :👉 la douleur n’est pas qu’un signal physique.

Elle est une expérience beaucoup plus complexe, qui implique le corps, le cerveau, les émotions et l’histoire de la personne.


La douleur : un langage, pas un simple symptôme

La douleur est un signal de protection. Son rôle premier est de nous alerter, de nous pousser à agir, à nous préserver.

Mais ce que j’explique souvent en séance, c’est que la douleur n’est pas produite par le corps seul. Elle est construite et interprétée par le cerveau.

Pour mieux comprendre, j’utilise une image simple :👉 la douleur est comme une information qui passe par plusieurs filtres.

On peut la décomposer en quatre grandes dimensions, chacune correspondant à une zone spécifique du cerveau.

1. La zone des sensations : ce que le corps exprime

C’est la partie la plus visible, celle à laquelle on pense spontanément.

Elle correspond à ce que vous ressentez physiquement :

  • est-ce une douleur forte ou diffuse ?

  • pique-t-elle, brûle-t-elle, serre-t-elle ?

  • est-elle localisée ou diffuse ?

Cette zone permet de décrire la douleur, de lui donner une forme, une intensité, une localisation. Elle est précieuse, car elle donne des indications sur ce qui se passe dans le corps.

Mais — et c’est important — elle ne raconte pas toute l’histoire.


2. La zone des pensées et des comportements : ce que l’on se dit face à la douleur

Au cabinet, je constate à quel point deux personnes peuvent vivre une même douleur de façon totalement différente.

Pourquoi ? Parce que le cerveau relie immédiatement le message douloureux à ce que l’on a appris, vécu ou cru.

Face à un mal de tête, par exemple :

  • certains se disent :« Ce n’est rien, ça va passer. »

  • d’autres pensent :« La tête, c’est grave. Si quelque chose ne va pas là, tout va mal. »

👉 La douleur est alors amplifiée non par la blessure, mais par l’interprétation mentale.

Cette zone influence aussi nos comportements :se crisper, éviter de bouger, s’inquiéter, surveiller en permanence son corps…Autant de réactions qui peuvent entretenir la douleur.


3. La zone de la mémoire : ce que le corps n’oublie pas

Le cerveau apprend en permanence à partir de nos expériences passées.

Cette mémoire est très utile : si vous vous êtes déjà coupé en marchant pieds nus sur un morceau de verre, il y a de grandes chances que vous fassiez plus attention la fois suivante.

Mais parfois, cette mémoire peut devenir envahissante. Le corps se souvient d’une douleur, d’un choc, d’une période difficile…même lorsque l’événement est passé.

Au cabinet, il n’est pas rare que des douleurs actuelles réactivent inconsciemment des expériences anciennes.



4. La zone des émotions : quand l’humeur colore la douleur

C’est souvent la partie la plus difficile à entendre, et pourtant essentielle.

La douleur est étroitement liée à l’état émotionnel. Fatigue, stress, tristesse, surcharge mentale rendent le système nerveux plus vigilant.

Je le dis souvent ainsi :👉 quand la coupe émotionnelle est déjà pleine, la moindre goutte déborde.

Dans ces moments-là, une douleur peut être ressentie comme plus intense, plus envahissante, plus durable. Non pas parce que la blessure est plus grave, mais parce que le terrain émotionnel est déjà fragilisé.


Quand la douleur est évaluée à 7/10

C’est pour cette raison que, lorsque quelqu’un me dit : « J’ai une douleur à 7 sur 10 », cela peut être lié :

  • à la gravité de la blessure,

  • mais aussi aux épreuves de vie, aux tensions, aux chagrins, au stress accumulé.

Ces éléments activent une ou plusieurs zones du cerveau et amplifient la perception douloureuse.

👉 La douleur est donc bien réelle.Mais elle n’est pas uniquement mécanique.


Ce que j’aime transmettre en séance

Ce que j’aime expliquer au cabinet, c’est ceci :👉 la douleur n’est pas votre ennemie.

Elle est un message. Parfois maladroit, parfois excessif, parfois épuisant…mais un message.

Comprendre comment elle fonctionne permet souvent de :

  • diminuer la peur,

  • relâcher la vigilance permanente,

  • redonner au corps un sentiment de sécurité.


Conclusion – Et la réflexologie dans tout cela ?

La réflexologie agit précisément à cette interface entre le corps et le cerveau.

Par le toucher, elle :

  • stimule le système nerveux parasympathique (celui de l’apaisement),

  • envoie au cerveau un message de sécurité,

  • permet de relâcher certaines tensions physiques et émotionnelles.


Parce que lorsque le système nerveux se calme, la douleur peut changer de forme, d’intensité…et parfois, simplement, laisser plus d’espace à la personne pour respirer à nouveau.


👣 La réflexologie n’efface pas l’histoire du corps. Elle l’écoute, elle l’apaise, et elle accompagne le chemin vers un mieux-être plus global.


Pour en savoir plus sur la douleur : https://www.reseau-lcd.org/


🩺 Pour rappel :

La réflexologie est une technique de prévention, d’accompagnement à la santé et de bien-être. Elle est naturelle et manuelle, libérant les facultés d’autorégulation du corps sans poser de diagnostic médical ni influencer les décisions thérapeutiques.


Papianille MURA, réflexologie à Viroflay, proche Versailles.

Bien dans ses pieds, bien dans sa tête.

Pour prendre rendez-vous, contactez-moi



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