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Pourquoi est-il parfois si difficile de lâcher prise ?

  • Photo du rédacteur: Papianille Mura
    Papianille Mura
  • il y a 2 heures
  • 3 min de lecture

Combien de fois ai-je entendu cette phrase ? "Il faut lâcher prise."

Et pendant longtemps, elle m'a profondément agacée. Pas parce que je n'étais pas d'accord.

Mais parce que je voulais justement lâcher prise. Je faisais tout ce qu'il fallait pour cela.

Je courrais. Je faisais beaucoup de sport.

J'essayais de comprendre mes réactions.

Je cherchais à prendre du recul sur mes pensées.

Et pourtant...


Mon mental continuait à tourner. Mo

n sommeil restait fragile. Mon corps demeurait tendu.

Comme si une partie de moi refusait obstinément de ralentir.

À l'époque, je pensais que le problème venait de moi.

Que je n'essayais pas assez. Que je n'avais pas encore trouvé la bonne méthode.

Aujourd'hui, avec le recul, je vois les choses autrement.


J'ai compris quelque chose qui a changé ma façon d'accompagner les personnes que je reçois en réflexologie :

le lâcher-prise n'est pas toujours une décision mentale.


Quand le système nerveux reste en alerte

Certaines personnes traversent des périodes de stress intense.

D'autres ont vécu des années à devoir tenir bon.

Certaines jonglent entre les responsabilités familiales, professionnelles et personnelles.

À force, le corps finit par considérer cet état de tension comme normal.

Le système nerveux reste en vigilance.

Toujours prêt.

Toujours en alerte.

Même lorsque la personne souhaite sincèrement se détendre.

Elle se couche fatiguée mais ne trouve pas le sommeil.

Elle part en week-end mais n'arrive pas à décrocher.

Elle médite mais son mental continue de tourner.

Elle comprend intellectuellement qu'elle devrait ralentir... mais son organisme n'y parvient plus.


Ce que j'observe en réflexologie

C'est une situation que je rencontre fréquemment au cabinet.

Les personnes ne viennent pas me voir parce qu'elles manquent de volonté.

Bien au contraire.

Souvent, elles ont déjà essayé beaucoup de choses.

Elles ont lu des livres.

Pratiqué la respiration.

Essayé la méditation.

Parlé avec leurs proches.

Parfois même entrepris un travail thérapeutique.

Mais leur corps reste tendu.


En réflexologie, nous travaillons notamment sur le système nerveux autonome, celui qui régule automatiquement de nombreuses fonctions de l'organisme.

À travers la stimulation de zones réflexes situées sur les pieds, les mains, le visage ou les oreilles, l'objectif n'est pas de "forcer" le relâchement.

L'idée est plutôt d'offrir au corps des conditions favorables pour retrouver progressivement un état d'équilibre.

Au fil des séances, certaines personnes me disent :

  • « Je dors plus profondément. »

  • « Je me sens moins sur le qui-vive. »

  • « Je récupère mieux. »

  • « J'arrive davantage à prendre du recul. »

Le mental n'est pas attaqué de front.

C'est parfois le corps qui ouvre la porte.


Et si le lâcher-prise commençait par le corps ?

Lorsque le système nerveux commence à se sentir davantage en sécurité :

  • la respiration change ;

  • les tensions musculaires diminuent ;

  • le sommeil s'améliore ;

  • l'agitation intérieure ralentit.

Le relâchement n'est pas toujours immédiat.

Mais il peut redevenir possible.

C'est peut-être cela, finalement, le lâcher-prise :

non pas un effort supplémentaire à fournir,

mais un état que le corps peut progressivement réapprendre à retrouver.


Et vous ?

Qu'est-ce qui vous aide à faire redescendre le mental lorsque tout s'accélère ?

Marche, sport, lecture, jardinage, méditation, respiration, contact avec la nature...

Nous avons tous nos propres ressources.

Et parfois, lorsque celles-ci ne suffisent plus, un accompagnement corporel peut aider à remettre un peu de calme là où tout semble rester sous tension.


Papianille Mura

Réflexologue certifiée à Viroflay

J'accompagne les personnes confrontées au stress, à la fatigue, aux troubles du sommeil et aux douleurs chroniques.

📍 Cabinet à Viroflay, à proximité de Versailles, Chaville, Vélizy-Villacoublay, Sèvres et Versailles.

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