Un corps qui tient… coûte que coûte
- Papianille Mura
- il y a 2 jours
- 3 min de lecture

Certaines personnes arrivent en séance avec un corps déjà très suivi. Ostéopathie, acupuncture, massages, examens, semelles, traitements… Elles ont essayé beaucoup de choses.
Et pourtant, malgré tous ces accompagnements, le corps continue parfois de tirer, de se rigidifier, de se fatiguer.
Non pas parce que “rien ne fonctionne”. Mais parce que l’organisme est peut-être en train de faire autre chose : compenser.
Quand le corps compense depuis trop longtemps
Douleurs cervicales. Lombaires comprimées. Arthrose. Tensions musculaires. Troubles digestifs. Sommeil perturbé. Fatigue chronique.
Chez certaines personnes, tout semble relié. Comme si le corps entier s’était organisé autour d’un même objectif : tenir.
Tenir malgré les douleurs. Tenir malgré la fatigue. Tenir malgré les émotions contenues. Tenir malgré les années.
Alors, peu à peu, le corps se met en hyper-adaptation. Il serre. Il rigidifie. Il compense.
L’hypertonie : quand le corps reste “allumé”
On parle parfois d’hypertonie. C’est un état dans lequel les muscles restent en tension permanente, même au repos.
Certaines personnes ne s’en rendent même plus compte. Parce que cet état de contraction est devenu leur normalité.
Cela peut se traduire par :
une nuque toujours tendue ;
des trapèzes durs ;
un diaphragme bloqué ;
des lombaires douloureuses ;
une sensation de corps “gainé” en permanence ;
une difficulté à récupérer réellement.
Le problème, c’est qu’un corps constamment contracté :
fatigue davantage ;
draine moins bien ;
comprime les articulations ;
entretient les douleurs ;
perturbe parfois le sommeil et la digestion.
Et très souvent, ce fonctionnement est lié à un système nerveux qui reste en vigilance.
Quand le système nerveux ne redescend plus
Chez certaines personnes, le corps ne semble jamais vraiment sortir du mode “alerte”.
Même quand elles se reposent. Même quand elles dorment. Même quand elles disent aller “plutôt bien”.
Le système nerveux continue de surveiller. De contrôler. De tenir.
On retrouve alors parfois :
des troubles digestifs comme le côlon irritable ;
des douleurs diffuses ;
des tensions chroniques ;
une fatigue persistante ;
des émotions contenues ;
une difficulté à relâcher profondément.
Certaines personnes présentent même une posture très forte à l’extérieur. Elles donnent l’impression de gérer. D’encaisser. De maîtriser.
Mais le corps, lui, raconte parfois autre chose.
En réflexologie, tout ne se joue pas dans le “déblocage”
Quand un corps compense depuis longtemps, il ne “lâche” pas forcément d’un coup. Et ce n’est pas forcément souhaitable.
L’objectif n’est pas de promettre quelque chose de spectaculaire ou de magique.
Il s’agit plutôt :
d’aider le système nerveux à redescendre ;
de redonner de la circulation ;
de relancer doucement les capacités d’autorégulation ;
d’apporter de la mobilité là où tout s’est figé ;
et parfois simplement de permettre au corps de souffler enfin.
Certaines personnes reçoivent déjà beaucoup de soins très structurels ou profonds. La réflexologie peut alors devenir un autre espace.
Un espace où le corps n’a plus besoin d’être “corrigé”.
Mais soutenu.
Le corps comme baromètre
Le corps ne parle pas seulement en symptômes. Il parle aussi en tensions. En fatigue. En ralentissement. En inflammation. En digestion perturbée. En sommeil fragile.
Parfois, il exprime surtout l’impossibilité de relâcher.
C’est pourquoi, en séance, je cherche moins à “faire disparaître” un symptôme qu’à comprendre dans quel état global se trouve l’organisme.
Est-ce un corps épuisé ? Un corps en vigilance ? Un corps qui lutte ? Un corps qui compense depuis des années ?
Car souvent, derrière les douleurs chroniques, il y a aussi un système nerveux qui n’a jamais vraiment appris à se sentir en sécurité.
Retrouver de la fluidité
Quand le corps a longtemps tenu, l’objectif n’est pas la perfection.
C’est retrouver progressivement :
un peu plus de mobilité ;
un peu plus de respiration ;
un peu plus de sommeil réparateur ;
un peu plus de circulation ;
un peu moins de lutte intérieure.
L’illustration de cet article, inspirée des œuvres de Edgar Degas et notamment de After the Bath, évoque justement ces instants très particuliers où le corps n’est plus dans la performance, mais dans une forme d’abandon silencieux.
Parfois, le relâchement commence exactement là.
Parfois, le changement le plus important n’est pas spectaculaire.
C’est ce moment où une personne dit simplement :
“Je crois que mon corps s’est enfin relâché un peu.”
Et parfois, c’est déjà immense.
Papianille Mura – Réflexologue à Viroflay, proche de VersaillesBien dans ses pieds, bien dans sa tête.
Pour prendre rendez-vous, contactez-moi.
Cabinet de réflexologie à Viroflay, à proximité de Versailles, Chaville et Sèvres.
🩺 Pour rappel :
La réflexologie est une technique de prévention, d’accompagnement à la santé et de bien-être. Elle est naturelle et manuelle, libérant les facultés d’autorégulation du corps sans poser de diagnostic médical ni influencer les décisions thérapeutiques.



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